J'ai l'anémie docile

J'ai l'anémie docile

Je ne retiens que l'absence glacée
De ces étreintes mortifères.

Ma maladie n'a rien de grave
Je
ne fais que tester la patience.

Et dans ton âme brouillée
Empreinte de fièvre

C
omme une poussière je m'écarte
Et
tente de résoudre les maux par la science.

Qu'
a t-on à attendre de moi?
J
'essaie de briser les silences, de me briser moi me.

Noyer ce chagrin sans noms,
Sans contenance,
D
ans les liquides les plus solubles.


Lase du seuil des ombres,
Q
ui méritent enfin l'impertinence
Et aspirent à s'apaiser
.

Il n'y a de là rien à tirer,
R
ien à envier aux plus apeurés
A ceux vraiment réduits aux silences.


E
t me complains, encore et toujours,
Dans cette douce obscurité,
Celle qui apportera, par ses atours
L
'intérêt, la franchise et la sincérité.

Horrifions nous, horrifions nous,
Et tentons le diable une dernière fois.
lancolie, Mélancolie,
Pourquoi t'attardes-tu ici bas?

A
u plus près des paupières,
Et même des larmes es,
Tu ne donnes pourtant pas la vérité.

A
u fond, de la poussière,
Des
pieds et des poings liés.
Une cage éphémère,
Volontaire, gage d'absurdité.

Révoltons-nous, révoltons-nous,
Et lançons l'appât à ces supposés Rois.
Mélancolie, Mélancolie,
Seras tu encore mon amie, après cela ?

Tout est ténu par le sentiment de ne pas exister.


*Phantasmagorie*

# Posté le samedi 20 décembre 2008 06:11

" And then he ran to my knife... He ran to my knife ten times."

" And then he ran to my knife... He ran to my knife ten times."
Tant de jours
De nuits trop brèves
Ce
s soupirs
Que tu achèves
S
ans y croire, dérisoire

Tu voudrais
D'un autre monde
Je te sens
La proie d'une ombre
I
llusoire, il faut me croire.

Il
n'y a pas d'ailleurs
Il n'y a pas d'ailleurs
T
u sais que ta vie, c'est ici
Il n'y a pas d'ailleurs
Il n'y a pas d'ailleurs
Tu sais que ta vie
C
'est la mienne aussi

P
our renaître
D
e tes cendres
I
l te faudra
Réapprendre
A
imer vivre, rester libre

Délaisser
T
es amertumes
Te frayer
J
usqu'à la lune
Un passage, il me faut me croire


*Mylène Farmer: Il n'y a pas d'ailleurs*

# Posté le mardi 30 septembre 2008 17:52

Dérisoire. Un monde à part.

Dérisoire. Un monde à part.
« Et le pantin ouvrit la bouche:
« Bienvenue chez moi, dans la cité du Crépuscule, où les questions restent sans réponses et deviennent des interrogations dont on ne se rappelle la source. La Cité du Crépuscule est comparable à celle de l'Oubli, à la différence qu'on ne sait pas comment y parvenir.
Vous êtes ici dans une sorte de purgatoire duquel vous ne vous échapperez que dés que vous aurez aboli vos sentiments et vos émotions, tout ce qui fait que vous êtes vivants.
C'est ici que règne l'Incertitude et son épouse, la Solitude.
Il vous faudra leur prêter allégeance, sans quoi vous ne vous échapperez jamais. »

Et il disparut. L'atmosphère de cette cité était lourde de sens et de brumes. Je n'osais briser les mensonges que mon ombre et moi avions instauré, et me retournais vers elle:
« Qu'avons nous fait pour mériter d'être ici? »
Elle rit, et ma question resta sans réponse. »


*Phantasmagorie*

# Posté le mardi 16 septembre 2008 17:00

L'Atrophiée et la Bombe.




Un peu lasse, la tête penchée de,
L
'Atrophiée se demande si elle finira par appriv0iser
C
e qu'elle sire vraiment av0ir,
E
t si, dans la larme d'un s0ir
L'
homme saura entendre son esp0ir.


Elle attend, dOucement, que quelque chOse arrive
Et sait que les cOrbeaux cOllerOnt dans un lOintain avenir:
MOnde trop dOux, dans une bOule de cristal
Qu
e la vie rend flOu, prOjette son idéal.


Elle am0rce à n0uveau une bombe,
De c
elles qui lui lèvent le c0eur
Lui
d0nnent l'avantage de la t0mbe
L'h
umidité de quelques pleurs.


L'Atrophiée est lasse de ces pOupées,
De
ces pantins sans âme à dOnner
Et
jOue avec leur ficelles à les faire vOler,
S'
élever là où Elle ne pOurra jamais aller.


Il est tard, déjà, la vie j0ue c0ntre elle
Ma
is c'est ainsi depuis t0uj0urs,
On
ne lui a jamais dit qu'elle était belle
Ni
qu'elle était digne d'
Amour.

Et Elle geint, tOut d'une traite,
Ressasse ses éternelles défaites,
La Bombe implOse dOucement,
pand sOn dOux pOisOn évanescent.


La Bombe impl0se d0ucement,
Et gentiment elle s0urit aux p0ues
Qu
i ne s0nt que pour la manipuler,
L
ui dicter de n0uveaux amendements.


La Bombe implOse dOucement,
R
épand sOn dOux pOisOn évanescent,
Et elle l'inre à pleins pOumOns,
S
ouhaitant que cette fOis ce sOit pour de bOn.



*Phantasmagorie*
L'Atrophiée et la Bombe.

# Posté le mardi 16 septembre 2008 16:23

"Du chaos naît une étoile." Charlie Chaplin

"Du chaos naît une étoile." Charlie Chaplin
C'est un peu comme retrouver la roideur et la fragilité de ce qui me faisait peur, avant.
C'est un peu comme plonger la tête dans un seau d'eau glacée, ça fait prendre conscience que l'atmosphère autour de soi est chaude.


C'est un peu comme si je disais que j'avais laissé tomber.
Q
ue de toutes façons, plus rien n'aurait jamais plus d'importance,
Q
ue plus jamais je n'aimerais les longues transes
Que le monde autour de moi est totalement fâné.

C
'est un peu comme recommencer toujours
Ins
érer le fil dans le chas de l'aiguille,
O
ublier les frayeurs que nous portent les vautours,
Fermer les yeux pour ne plus qu'ils brillent.

Je
pourrais faire semblant de comprendre
Mais sans rien recevoir, sans rien attendre
S
imuler que pour moi la vie et l'éterni
N
e seront jamais, jamais scéllés.

Alo
rs j'attends, coine dans les nuages
D
e veiller un peu ces personnes trop sages
D
'imposer un peu mieux ce que je ce;
De
doux ves sur papier gla.



Je m'étouffe avec de la soie,
Porte à bout de bras
C
e que j'avais longtemps cajolé
Le simple espoir d'être désirée.


*Phantasmagorie*

# Posté le jeudi 14 août 2008 07:56