De ces étreintes mortifères.
Ma maladie n'a rien de grave
Je ne fais que tester la patience.
Et dans ton âme brouillée
Empreinte de fièvre
Comme une poussière je m'écarte
Et tente de résoudre les maux par la science.
Qu'a t-on à attendre de moi?
J'essaie de briser les silences, de me briser moi même.
Sans contenance,
Dans les liquides les plus solubles.
Qui méritent enfin l'impertinence
Et aspirent à s'apaiser
Rien à envier aux plus apeurés
A ceux vraiment réduits aux silences.
Et me complains, encore et toujours,
Dans cette douce obscurité,
Celle qui apportera, par ses atours
L'intérêt, la franchise et la sincérité.
Horrifions nous, horrifions nous,
Et tentons le diable une dernière fois.
Mélancolie, Mélancolie,
Pourquoi t'attardes-tu ici bas?
Au plus près des paupières,
Et même des larmes mêlées,
Tu ne donnes pourtant pas la vérité.
Au fond, de la poussière,
Des pieds et des poings liés.
Une cage éphémère,
Volontaire, gage d'absurdité.
Révoltons-nous, révoltons-nous,
Et lançons l'appât à ces supposés Rois.
Mélancolie, Mélancolie,
Seras tu encore mon amie, après cela ?
Tout est ténu par le sentiment de ne pas exister.
*Phantasmagorie*

